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SUIVI DE LA DEUXIÈME RENCONTRE D'ÉCHANGES ET D'ÉTUDE PORTANT SUR LA VALORISATION DU STATUT DE CADRE

 

HÔTEL LE CENTRE SHERATON MONTRÉAL

LE 8 FÉVRIER 2012

  
 
 

La Confédération canadienne des cadres et la Confédération nationale des cadres du Québec en collaboration avec le Centre de placement et formation des cadres ont convié les membres des conseils d’administration de l’ensemble des associations de cadres des secteurs public, parapublic et péripublic (ainsi que les gestionnaires intéressés oeuvrant dans ces secteurs) à un deuxième rendez-vous sur le thème de la valorisation du statut de cadre. Une soixantaine de participants étaient au rendez-vous!

 

 

 

Cette invitation se voulait dans les suites des réflexions amorcées avec les professeurs Joseph Facal et Jacques Lusignan en mai 2011. Dans les faits, les conditions de travail et d’exercice des cadres ne se sont pas améliorées depuis, bien au contraire. Et il en va de même quant à l’opinion publique sur le statut d’encadrement… Comment les gestionnaires en place peuvent-ils garder leur motivation devant un tel constat? Comment renverser cette tendance et favoriser la valorisation du statut de cadre dans nos milieux en tant qu’association? S’intéressant à ce sujet depuis déjà quelques années, notamment pour des importants regroupements de cadres, le professeur Jacques Lusignan a accepté de poursuivre dans la même veine que lors de son intervention en 2011 et a ainsi fait part aux participants de l’évolution de ses réflexions, analyses et propositions, de manière concrète et dynamique.

 

En trame de fond, M. Lusignan a tout d’abord dressé un portrait des éléments du contexte actuel, tels que la présente crise du monde du travail, le malaise des cadres et le « cadre » du malaise. Une vision pour le moins réaliste suscitant de nombreuses réflexions. Par ailleurs, ses propos quant au fait que « le gestionnaire est un métier en quête de sens » ont permis de prendre conscience que des clarifications sont nécessaires quant à l’organisation et la redéfinition des rôles, ainsi qu’au regard du statut légal (pouvoirs et responsabilités). À son point de vue, il s’agit clairement d’une profession à construire et il est en ce sens impératif de s’interroger sur la nature du travail et l’identité professionnelle du gestionnaire. Comme nous sommes également face à une question d’image et de représentation, le volet relatif au statut social et professionnel ne doit pas être négligé.


En outre, dans le souci d’une planification stratégique visant à valoriser le statut de cadre, il semble pertinent d’approfondir les sources de leur motivation et de leur engagement organisationnel. En effet, malgré l’ampleur des défis et les conditions de travail et d’exercice souvent peu attrayantes, la grande majorité des gestionnaires apprécient leurs fonctions et déploient effort et énergie pour mener à bien la mission de leur institution avec un profond dévouement. Voici donc d’importantes pistes à considérer, selon M. Jacques Lusignan, en vue de favoriser la valorisation du statut de cadre, laquelle peut-être qualifiée présentement de déficiente :

 

  • Une recomposition identitaire à mettre en œuvre
  • Des politiques et des pratiques de gestion à adopter
  • Des conditions de travail à « négocier »
  • Un sentiment d’efficacité collective à développer
  • Des solidarités à construire

 

Nul doute, un important chantier se dresse pour les associations de cadres de tous les secteurs. C'est pourquoi des actions concertées sont à espérer dans un avenir rapproché. La CNCQ et la CCC-CMC suivent inévitablement ce dossier de très près…

 

 


 

JOURNÉE D'ÉCHANGES ET D'ÉTUDE ET SUR LA VALORISATION DU STATUT DE CADRE ET LEURS CONDITIONS D'EXERCICE DANS NOS RÉSEAUX : Des discussions animées...

 

Hôtel Delta Montréal - Salon Concerto
Le 12 mai 2011

 


Plus de soixante-dix gestionnaires des réseaux public, parapublic et péripublic se sont réunis le 12 mai dernier pour assister à la journée d'échanges et d'étude spécialement dédiée à la valorisation du statut de cadres et leurs conditions d'exercice organisée par la Confédération canadienne des cadres et la Confédération nationale des cadres du Québec. 

 

 

Les motivations sous-jacentes à cette journée sont nombreuses et à cet égard, il ne faut pas minimiser le fait que les médias et commentateurs politiques se montrent de plus en plus critiques envers le rôle et les comportements des cadres des organismes public, parapublic et péripublic au Québec. Paradoxalement, dans un tel contexte difficile, les actions du gouvernement en réponse à ce genre de commentaires se sont notamment traduites par une détérioration des conditions de travail des cadres depuis les dernières années, particulièrement par l'adoption du projet de loi 100 :

 

  • augmentations salariales minimes
  • augmentation des redditions de compte
  • suspension des bonis au rendement
  • diminution des montants pour le perfectionnement et les déplacements
  • etc.

 

Tout cela, sans oublier l'augmentation significative des cotisations au Régime de retraite du personnel d'encadrement (RRPE).

 

Conséquemment, en ouverture de cette journée, M. Jean Perron, président de la Confédération canadienne des cadres (CCC) a notamment dressé un état de la situation en ce qui concerne la détérioration des conditions de travail du personnel d'encadrement des cégeps et les problématiques de plus en plus présentes en matière de recrutement. Des réalités bien entendu partagées par les autres réseaux.

 

Dans un deuxième temps, M. Joseph Facal, ex-président du Conseil du trésor actuellement professeur à HEC Montréal s'est penché quant à lui sur les causes de cette dévalorisation du statut de cadre qu'il considère plus que jamais palpable depuis les dernières années. Il s'est également intéressé au rôle des médias quant à cet état de fait, le tout, très honnêtement et dans un angle sociologique. 

 

M. Joseph Facal

 

Par la suite, un panel de discussions composé de représentants de Fédérations d'employeurs et d'associations de gestionnaires a été questionné sur divers aspects. En résumé, les propos des panelistes convergent vers les éléments suivants :

 

  • Tenter de faire connaître davantage le travail des cadres dans nos réseaux (miser sur les bons coups), tant dans un souci d'améliorer l'image publique du personnel d'encadrement que de favoriser le recrutement;
  • Répondre, dans un souci de transparence, aux différentes « attaques » des médias;
  • Poursuivre les réunions et les regroupements de cadres malgré les critiques.

 

Finalement, en guise de conclusion M. Jacques Lusignan, professeur à l'Université de Sherbrooke a avancé des pistes de réflexion et d'action fort intéressantes en vue d'accentuer la valorisation du statut de cadre et l'amélioration des conditions d'exercice. Pour ce faire, il propose entre autres de porter une attention particulière aux points ci-après :

 

  • Renforcer l'identité professionnelle
  • Bâtir un référentiel de compétences du gestionnaire
  • Maintenir un écart salarial significatif entre le cadre et ses employés
  • Évaluer la possibilité de fusions interréseaux selon les services s'y prêtant et au regard de modalités souples pour l'encadrement
  • Améliorer les politiques locales de gestion
  • Déterminer la charge moyenne raisonnable de travail
  • Miser sur les plans de carrière pour les nouveaux gestionnaires
  • Évaluer les possibilités d'aménagement du Code civil du Québec pour le régime de relations du travail des cadres
  • Travailler à la réhabilitation du cadre intermédiaire
  • Miser sur des actions collectives concertées.

 

Nul doute, cette journée d'échanges et d'étude aura rempli sa mission première en permettant une prise de conscience collective et un partage d'information. C'est pourquoi, étant donné l'importance des problématiques abordées et l'ampleur des actions à mettre en place éventuellement, d'autres rendez-vous du genre sont à prévoir...